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L'objectif de l'Association franco-chinoise de développement commercial partagé est d'améliorer la compréhension réciproque entre Chinois et Français
et de favoriser la création de liens commerciaux durables entre les deux peuples.
Assurance-vie et gestion d'actifs

Etat du marché à avril 2020.
Source : Les Echos du 7 avril 2020

                Le cabinet de conseil Oliver Wyman évaluait le montant des encours en Chine à 16 000 milliards de dollars à mi 2019 et il s’attend à un doublement du marché d’ici 2023. Ce phénomène pourrait être encore accéléré par l’augmentation du taux d’épargne consécutif à la crise du Coronavirus. Oliver Wyman prévoit 15 milliards de dollars de revenus pour les gérants internationaux en 2023. L’ouverture du marché chinois aux géants de Wall Street constitue une réelle menace pour les acteurs locaux ; ceux-ci ont anticipé en s’établissant à l’été (Bank of China Wealth of Management), tandis que d’autres voudraient fusionner pour atteindre la taille critique (CITIC Securities Company Limited et CSC Global Financial Markets annoncée par PE Magazine) ; cette fusion a probablement été retardée par la survenue du Coronavirus.



Etat du marché à juillet 2019

            Le marché de la gestion d’actifs en Chine en 2018 était de 5 300 milliards de dollars, soit 38% PIB ; 3 800 milliards sont gérés en Chine (Oliver Wyman pour Les Echos). Pour l’assureur Prudential, son potentiel est six fois plus haut, car aux Etats-Unis et en Union Européenne, ce même secteur représente 75% du PIB. Concernant l’Assurance-vie en 2018, seuls 115 millions de Chinois possèdent un contrat d’assurance-vie, sur un marché potentiel de 400 millions de personnes (estimation de la classe moyenne chinoise). 
            D'après une étude d'Invesco, 9 fonds souverains sur 10 de plus de 100 milliards de dollars étaient présents en Chine en 2018 et 2/3 des fonds plus petits pour pallier le manque d'atractivité des pays développés ; ils choisissent d'abord les actions, puis les actifs réels comme les infrastructures et l'immobilier ou, de manière minoritaire, les obligations.



Actualités
 
  • Avril 2020. CITIC Securities Company Limited et CSC Global Financial Markets, en accord avec leurs actionnaires étatiques, CITIC Securities Company Limited et Central Huijin Investment Ltd., ont récemment commence une étude de faisabilité et des due diligence en vue d’une fusion (source PE Magazine, le 14/04/2020). Les régulateurs (China Securities Regulatory Commission et State-owned Asset Supervision and Administration Commission) étudient également la situation. Une telle fusion entre ces deux entreprises, toutes deux basées à Pékin, créerait une banque d’investissement évaluée à 67 milliards de dollars, surpassant même la capitalisation boursière de Goldman Sachs.
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  • Avril 2020. Au 1er avril les gérants étrangers peuvent détenir à 100% une filiale de gestion en Chine, suite aux engagements pris par Pékin dans le cadre de la négociation commerciale avec les Etats-Unis. Blackrock et Neuberger Berman ont été les premières à demander une licence pou une filiale.
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  • Décembre 2019. Vanguard va lancer un robot-conseiller avec Ant Financial, Bang Ni Tou (Vous aider à investir) pour un ticket minimum de 800 yuans (environ 100 euros).
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  • Décembre 2019. Amundi a annoncé la création d’une coentreprise où il sera majoritaire avec la filiale de gestion de fortune de Bank of China, qui va lui donner accès au vaste réseau de distribution de la banque. Bank of China Wealth Management conseillait plus de 1200 milliards de yuans (plus de 150 milliards d’euros) en septembre.
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  • Novembre 2019. Chubb s’est renforcé dans Huatai Insurance Group en investissant 1,5 milliards d’euros.
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  • Novembre 2019. Allianz SE a repris les parts de Goldman Sachs dans Taikang Life Insurance pour 1 milliard de dollars. 
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  • Juillet 2019. Bank of China lance sa filiale gestion de fortune Bank of China Wealth Management.
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  • Février 2019. Le régulateur bancaire chinois permet aux cinq grandes banques nationales de créer des filiales dédiées à la Gestion de patrimoine.
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    Banque

    Focus : Perspectives du marché bancaire en Chine
    Source : Rapport McKinsey, How Asia is reinventing banking for the digital age (février 2020)
     
                L’Asie a pris ces dernières années une grande importance dans le monde bancaire, et compte aujourd’hui 40 des 100 plus grandes banques par capitalisation pour près de 37% des profits bancaires mondiaux en 2018. [Ndlr : HSBC a d'autre part annoncé en février 2020 la cession de sa filiale française, dans un contexte où seule l'activité en Asie reste profitable.] La Chine est leader sur ce marché, avec notamment Alipay et WeChatPay ; elle représente 45% des paiements digitaux du monde. Les deux plateformes technologiques ont réussi leur mue en banque digitale, et Tencent (WeChat) offre désormais des crédits, via WeBank ; de même pour Alibaba qui a fait émerger un écosystème diversifié incluant solutions bancaires et paiements. L’assureur Ping An, l’un des plus gros conglomérats financiers chinois, a réinventé façon fintech ses activités de crédit, d’investissement et d’assurance (santé, logement, etc.).
            D’autre part, le marché de la banque traditionnelle a vu son expansion se ralentir considérablement depuis le début des années 2010 (passage d’une croissance à deux chiffres à environ 5% annuel depuis 2014). La marge des entreprises du secteur s’est considérablement réduite (le ROE moyen du secteur pour l’Asie a baissé de 12,4% en 2010 à 10,1% en 2018, en raison de l’augmentation du coût du capital et du déclin de la qualité des actifs. Enfin si les fintechs asiatiques bénéficient toujours d’un important soutien de la part des investisseurs, les banques traditionnelles ont vu leur valorisation s’affaiblir (baisse du ratio Price to Book de 1,4 en 2010 à 0,7 en 2018, inférieur à la moyenne mondiale de 0,9). Ce pessimisme des investisseurs est directement lié à l’émergence institutionnelle de l’Open Banking, qui se déroule aussi en Asie et notamment à Hong-Kong (introduction récente de nouvelles procédures pour accorder des licences au banques digitalisées), et dans une moindre mesure en Chine. L’Open Banking fait peser de lourdes menaces sur le marché bancaire, car de nouveaux acteurs venus de divers secteurs se trouvent en position de s’engager plus largement sur les marchés du crédit ou des paiements. La conséquence de ce phénomène est la consolidation du secteur : les institutions bien capitalisées générant les rendements les plus importants du marché cherchent à consolider leur avantage en acquérant des organisations plus petites ou moins bien capitalisées pour accroître leur taille par croissance externe.
                 Les banques cherchent à se renforcer sur leur cœur de métier en se réinventant : la plupart ont pu réduire les coûts opérationnels de 30-40% dans les secteurs des ventes, des fonctions supports et de back-office par une digitalisation intensive. Toutefois les deux tiers des banques asiatiques génèrent des ROE inférieurs au coût du capital (approximativement les deux tiers des banques asiatiques) et restent très menacées.
                   
               Pour accélérer ces transformations, les banques asiatiques doivent mettre en action l’ensemble des nouveaux outils technologiques à disposition : digitalisation, utilisation du big data, robotique et intelligence artificielle. Les banques doivent déployer ces outils de croissance stratégique autour des quatre segments les plus porteurs : gestion de patrimoine, crédit aux particuliers, crédit aux PME et fusion-acquisition. Ensemble ces quatre secteurs ont un potentiel de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires supplémentaire par an.
                Concernant la gestion de patrimoine, il s’agit de trouver le bon équilibre entre outils digitaux et contact client pour offrir une réponse personnalisée aux besoins des clients, surtout pour les plus fortunés.
                Pour l’aspect crédit aux particuliers qui représentait 12 800 milliards de dollars sur l’Asie en 2018 et devrait se monter à 21 200 milliards en 2025 (8,0% de croissance par an sur la période qui vient, soit le même chiffre que pour la période 2010-2018).
                Les crédits aux PME devraient pour leur part augmenter de 9,1% par an (contre 8,7% sur la période précédente) pour se monter à 23 000 milliards de 2025. Le secteur des PME sera davantage porteur que celui des large-caps qui devraient connaître seulement 4,2% de croissance pour 2018-2025 contre 8,3% sur 2010-2018. Les banques doivent utiliser des modèles de risque sophistiqués pour identifier les segments de consommateurs où la pénétration des produits est relativement faible. Cela leur permettra, avec l’aide de fintechs et via une combinaison de données traditionnelles et non-traditionnelles, de créer des mécanismes de risk-scoring permettant d’accélérer les décisions de crédits pour les PME, même celles ayant un historique bancaire limité ou inexistant.
                Le secteur fusion-acquisition représente déjà le tiers de l’ensemble des revenus bancaires en Asie. McKinsey constate un potentiel d’augmentation de 10 à 20% des revenus bancaires sur les fusion-acquisitions, à travers quatre lignes : gestion de trésorerie, services commerciaux, actifs côtés et flux transfrontaliers.
     
    Pour atteindre ces objectifs, McKinsey propose quatre axes
            Outils et technologies de pointes. Les banques utilisent désormais des Interface de programmation d’application (API) qui leurs permettent de mettre à disposition des tableaux de bord, avec l’état de la trésorerie en intraday et en plusieurs devises, les investissements, les fonds de roulement, les dettes. De plus, des modèles analytiques de données avancés aident les banques à améliorer leurs services de gestion de la liquidité, à optimiser les accords de compensation pour les transactions on-us et à mettre en œuvre une tarification dynamique.
                Données analytiques avancées. Les banques doivent se focaliser sur l’analyse de données analytiques ayant le plus grand impact sur l’expérience utilisateur et apportant le plus de valeur à la banque. Développer par exemple un programme de données et d'analyse de premier ordre nécessite une vision et un engagement, et pour obtenir un bon retour sur investissement, il est essentiel de donner aux employés les outils et les compétences dont ils ont besoin pour formuler leurs propres requêtes de données pour la planification stratégique ou encore la gestion quotidienne des objectifs stratégiques.
              Management RH. L’automatisation devrait disrupter jusqu’à 40% de toutes les activités bancaires et affecter la moitié des emplois du secteur d’ici 2030.
                Partenariats et acquisitions. Les fusions-acquisitions et partenariats sont les moyens les plus rapides pour acquérir les capacités stratégiques de la banque du futur. Ainsi, à Singapour, la banque OCBC (Oversea Chinese Banking Corporation) s’est lancée dans les hypothèques d’appartement à travers le portail financier personnel Money Smart.

    Commentaire
               L’Asie et, au premier rang, la Chine sont les plateformes privilégiées de la transformation de l’industrie bancaire. L’arrivée de la digitalisation des paiements y a été beaucoup plus rapide qu’en Occident du fait de la quasi non-existence des cartes de crédits, qui restent aujourd’hui tout à fait concurrentielles pour le paiement. Cette digitalisation a été la source de nombreuses autres innovations et de la désintermédiation de nombreux processus bancaires (crédits et placements notamment, mais surtout des virements en P2P). On peut également noter que cette digitalisation a largement devancée la règlementation, et donne lieu, en Chine, à de véritables bulles sur des actifs douteux (shadow banking). Le fait que ce phénomène se déroule en Chine n’est donc pas un hasard, puisqu’elle est le seul pays à avoir une masse d’épargne ayant grimpé si rapidement et qui cherche toujours plus activement de nouveaux débouchés. Toutefois, la Chine reste en retrait sur les initiatives d’Open Banking ; un partage des données bancaires a bien lieu, sous l’impulsion de l’Etat, mais le consommateur en est absent (contrairement aux exigences de la directive européenne PSD2) et les données elles-mêmes restent aux mains d’acteurs bien déterminés, étatiques ou non. L’innovation n’en est pas favorisée, en dehors des incubateurs géants d’Alibaba et de Tencent et les banques traditionnelles, étatiques, semblent largement en retrait. Sans plateformes propres, elles utilisent l’existant (des mini-apps sur le réseau WeChat par exemple) pour toucher plus directement le client et communiquer avec lui. Leur rôle social est également très important (aménagement du territoire, continuité de l’emploi) en lien avec leur statut d’entreprise d’Etat, et les éloigne des problématiques de rentabilités inhérentes à la question de la modernisation des banques. Pour autant, elles se livrent entre elles une concurrence intense (à l’échelle des banques nationales, mais aussi des banques régionales) et c’est davantage cet aspect concurrentiel qui les pousse à la modernisation. L’éco-système bancaire chinois possède donc une particularité qui lui donne une stabilité qu’on ne retrouve pas ailleurs ; sur les dernières années, cela n’a pas nuit à l’innovation, au contraire, mais la Chine pourrait se retrouver en retard, si elle devait rater le virage de l’Open Banking.
     
     
    Etat du marché à mai 2019
    Source : China Daily, 14 mai 2019
     
             Les 33 banques chinoises cotées sur les marchés chinois et hong-kongais ont connu une croissance de leur REX de 15,4% en glissement annuel au premier trimestre 2019 à 1 300 milliards de yuans, soit 180 millions d'euros. Cette augmentation est due une hausse des octrois de crédit, mais aussi à une baisse des coûts d'emprunt des banques, et encore à une hausse du volume d'affaires en gestion de patrimoine.

    Prêts aux entreprises. Le solde des prêts au PEMIC (Petites et micro-entreprises) s'établissait, à fin mars, à 34 800 milliards de yuans (4 500 milliards d'euros). Pour l'ensemble des entreprises, les nouveaux prêts sur les trois premiers mois de l'année ont été d'un montant de 445 milliards de yuans (57 milliards d'euros), en hausse de 3,6% par rapport au quatrième trimestre 2018.



    Plateformes d'emprunt peer-to-peer (P2P)
    Source : China Daily, European Weekly, 6 septembre 2019

                Ces plateformes d'emprunt en P2P mettent en relation des particuliers et des TPME en recherche de financement. Le secteur, qui a connu une explosion jusqu'en 2015, a été depuis ciblé par le gouvernement pour réduire les risques financiers. Ainsi le nombre de plateformes est passé de 3400 en 2015 à 730 aujourd'hui, et les nouveaux encours sur un an sont passés de 253 milliard de yuans en 2017 (juillet 2016-août 2017) à 90 en 2019 (de juillet 2018 à juillet 2019), pour un montant total de 667 milliards de yuans en baisse de 30% sur un an. Le géant de l'assurance Ping An a amorcé son retrait du secteur, via sa plateforme Lufax.

     


    Etat du marché à fin 2017

            Le marché bancaire chinois est largement mature et les positions des différents acteurs consolidée. La libéralisation progressive des mouvements de capitaux sur les banques n'est pas de nature à modifier rapidement la hiérarchie. Les quatre plus grandes banques du pays sont contrôlées par les pouvoirs publics : Bank of China, Agricultural Bank of China, China Construction Bank (CCB) et Industrial and Commercial Bank of China (ICBC). ICBC est devenue en 2017, la première banque mondiale en taille de bilan (3 700 milliards de dollars) ; elle atteignait 640 milliards de RMB de PNB (soit 85 milliards d’euros) pour l’année 2016 et possédait 12% du marché du crédit bancaire en Chine (banque de détail et entreprises). Les grandes banques étatiques ont bénéficié à plein du décollage de la Chine, car le marché était alors totalement verrouillé ; elles sont désormais toutes les quatre dans le top 10 mondial.
     
              Les actifs des banques à capitaux non chinois représentaient 1,28% du total du secteur à fin 2017 et les acteurs étrangers ne détiennent des participations que dans 3 des 25 établissements côtés.
     

     

    Modifications réglementaires, décembre 2017
     
              Suite à la visite de Donald Trump en Chine, le gouvernement a accepté d’ouvrir son marché bancaire (exigence de réciprocité par rapport aux importants investissements internationaux de ICBC ou Anbang). Il est désormais possible pour un investisseur étranger de prendre le contrôle de banques, de sociétés de gestion d’actifs et d’assurance alors qu’avant, le plafond était fixé à 20% pour un investisseur, tandis que seuls 25% du capital d’une banque pouvait être tenu par des étrangers. Concernant les entreprises de courtage de valeurs mobilières et de dérivés, les fonds d’investissement et le secteur de l’assurance-vie, un plafond de 51% est établi pour les coentreprises pour 3 ans avant que l’actionnariat ne soit totalement libéré. Cependant les groupes étrangers seront toujours sélectionnés et il pourrait y avoir une liste d’attente.
              Les groupes bancaires étrangers, victime d’une concurrence intense, ont vu leur part de marché tomber à 1,5% : Goldman Sachs, UBS, Citigroup ou encore Bank of America se sont quasiment retirées, Inversement HSBC s’est renforcé et est actionnaire à 19% de Bank of Communications, 5e banque chinoise.


    Actualités.

     
  • Janvier 2019. Le taux de réserve obligatoire imposé aux banques a été baissé au 1er janvier, pour soutenir l'économie.
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  • Mars 2019. L'autorité de régulation bancaire vise une hausse de 30% des prêts aux PEMIC (Petites et Micro-entreprises) en autorisant un ration plus élevé de créances douteuses.
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  • Février 2019. Ant Financial (Groupe Alibaba) annonce la prise de contrôle de la fintech anglaise WorldFirst pour environ 620 millions d'euros. Ant Financial était valorisée 150 milliards de dollars en 2018.
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  • Janvier 2018. Ant Financial (Groupe Alibaba) renonce au rachat de la fintech américaine MoneyGram suite à l'opposition institutionnelle chinoise.


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    Bourse

    Présentation générale du marché à janvier 2019

              En Chine, 90% des investisseurs en action sont des particuliers, amateurs de spéculation. Des mouvements sont créés par des nouvelles irrationnelles qui ont par exemple engendré un engouement pour une valeur homophone avec la phrase "Trump gagne gros" au moment de la présidentielle américaine. La bourse de Shanghaï a plongé de 25% sur l'année 2018 et reste un marché caractérisé par une très grande volatilité. La plupart des entreprises chinoises dynamiques sont cotées à Hong-Kong, voire à l'étranger (souvent à New-York).
               Depuis 2012, les entreprises chinoises ont levé 156 milliards de dollars en s'introduisant en bourse à Hong Kong, contre 143 à Shanghaï et Shenzhen et 48 milliards à Wall Street.



    Etat du marché à juin 2019


             Le montant des avoirs libellés en Reminbi a continué d’augmenter sur les premiers mois de l’année 2019, notamment poussé par l’espoir d’une sortie rapide de la guerre commerciale, avant de ralentir à partir du mois d’avril. Cette tendance avait été acquise dans le contexte d’une nouvelle dépréciation du yuan en avril (autour de 6,70 dollars avant avril et 6,90 depuis). Les actifs libellés en Reminbi sont restés pendant quatre mois plus attractifs que les autres dans un contexte d’incertitude mondiale (politique et économique, sur les marchés européens), servant de valeur refuge. La forte croissance du Shanghaï Composite Index entre janvier et avril (+23,5%) a été portée par les secteurs suivants : consommation courante, technologies de l’information, télécommunications et santé. Cette croissance a été bien supérieure à celle des autres places boursières mondiales, mais elle s’est tassée depuis la reprise de la guerre commerciale avec les Etats-Unis (à partir d’avril). La tendance positive entre janvier et avril a été renforcée par la capacité de la bourse de Shanghaï à attirer les capitaux étrangers ; près de 20 milliards de dollars de Parts A ont été acquises sur la période soit près de la moitié de ce qui avait été acquis l’an passé.


     
    Actualités
     
  • Septembre 2019. L'Administration d'Etat des changes (SAFE) a décidé de supprimer les restrictions en vigueur dans les QFII (Qualified Foreign Institutional Investor) depuis 2002 et son équivalent en yuan, le RQFII depuis 2011. Ils avaient été marginalisés par le Stocj Connect et le Bond Connect pour accéder aux marchés chinois sans quotas (Les Echos du 11 septembre 2019).
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  • Juin 2019. Ouverture du lien entre les bourses de Shanghaï de Londres (Huluntong) : les entreprises côtées à Londres pourront émettre des actions (parts A) sur le marché de Shanghaï et les entreprises côtées à Shanghaï pourront émettre des actions (parts A) côtées à Shanghaï. Ce système de cotation simultanée permettra notamment aux entreprises chinoises d'obtenir de nouveaux investisseurs. La conséquence attendue pour la Chine est le renforcement de l'attractivité de la place de Shanghaï. Cette entrée en vigeur avait été maintes fois repoussée.
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  • Juin 2019. Alibaba dépose une demande de cotation secondaire à la Bourse de Hong-Kong ; l'opération pourrait intervenir au troisième trimestre 2019. L'entreprise cherche à réduire le risque lié aux relation sino-américaines et d'autre part à élargir sa base d'investisseurs aux particuliers chinois (Source : François Perrin, gestionnaire de portefeuilles chez East Capital, pour Les Echos du 20 juin 2019).
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  • Juin 2019. SMIC, premier fabricant de semi-conducteurs chinois, se retire de la Bourse de New-York, pour ne garder qu'une cotation à Hong-Kong.
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  • Mars 2019. Le fournisseur d'indices américain MSCI décide de quadrupler le poids de la Chine dans ses indices boursiers. Ses indices étant très suivis, la mesure va pousser beaucoup d'investisseurs vers les bourses chinoises. En revanche, il a décidé de déclasser le fabricant de machines-outils et fournisseur d'Apple, Han's Laser pour protester contre la limitation à 28% des détentions de parts A par des étrangers.
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  • Janvier 2019. Nomination de Yi Huiman, issu de la banque ICBC à la direction de la Commission de regulation des actifs de Chine (China Securities Regulatory Commission). Il aura en charge le lancement à Shanghaï d'un marché de type Nasdaq destiné aux valeurs technologiques, ainsi que l'internationalisation des bourses chinoises et leur attractivité pour les investisseurs étrangers (via l'ouverture du lien entre les bourses de Shanghaï et Londres notamment, un projet déjà souvent repoussé). Il devra également mener à terme les enquêtes sur de la corruption de fonctionnaire au sein du régulateur.
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  • Novembre 2018. Affaire de corruption au sein de la Commission de régulation des actifs de Chine (China Securities Regulatory Commission) : des fonctionnaires ont été payés pour délivrer des autorisations en vue d'une introduction en bourse.


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    Assurance

    Actualités
     
  • Mai 2020. HSBC Insurance rachète les 50% manquant de HSBC Life Insurance qu'il avait fondé en 2009 avec National Trust Ltd (Guomin Xintuo). Il a pour cela obtenu l'autorisation préalable du régulateur, et bénéficie de l'ouverture du secteur aux entreprises détenues à 100% par des acteurs étrangers.
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  • Juillet 2019. La société Anbang, 4e assureur de Chine et puissant conglomérat, auteur de nombre d’acquisitions à l’étranger est mis en faillite. La poursuite de ses activités d’assurance se fera sous le nom de Dajia. Le reste des actifs sera liquidé, la vente du portefeuille d’hôtels de luxe devrait se faire au sud-coréen Mirae en septembre.
     
  • Novembre 2018. Allianz. Le régulateur de la banque et de l'assurance (CBIRC) a donné son feu vert à la constitution d'une filiale détenue à 100% par Allianz. Allianz est déjà présente par une coentreprise avec le chinois Citic dans l'Assurance-vie. (Source : Les Echos, 26 novembre 2018)


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     Capital-risque / Capital-investissement

    Etat du marché à février 2020.
    Source : Global Private Equity Report 2020, Bain&Co
     
                    Malgré la décélération progressive de l’économie chinoise, et un contexte pesant de guerre commerciale et de perspectives de récession globale, les deals PE ont augmenté en 2019 en Chine, et la part de l’Asie dans les deals mondiaux a continué de se consolider. En revanche, on observe un déclin du fundraising pour l’Asie, au profit donc de sociétés plus matures. Pour l’Asie, les fonds de buy-out et les fonds de croissance continuent de surperformer largement la bourse, ce que la crise du Coronavirus ne devrait pas infirmer. Les TRI restent cependant inférieurs à ceux de l’Europe (de 13% à 16% suivant l’horizon d’investissement), mais tournent tout de même autour de 10% (fourchette de 8% à 12%).



     
    Etat du marché à juin 2019

               Le niveau des transactions en capital-investissement pour la Chine en décembre 2018 était en chute de 25%, au plus bas niveau depuis 2015.
               En France, les acquisitions chinoises sont en repli de 88% au premier semestre 2019.




    Actualités
     
  • Juin 2019. Le fonds Idinvest Partners investit dans l'entreprise DST Car (DiShangtie), plateforme de livraison par véhicules éléctrique, possèdant 23 000 véhicules et des plateformes logistiques dans tout l'ouest du pays.
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  • Août 2018. Le fonds franco-chinois de Private Equity Cathay Capital soutenu par le Plan Juncker (plan d'investissement pour l'Europe) a levé la somme de 600 millions d'euros (4,75 milliards de yuans) pour son fonds Cathay Midcap II.


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    Fusion-Acquisition

    Etat du marché à janvier 2020
    Source : Nisha Gopalan pour Bloomberg Opinion
     
                    Le secteur du M&A a connu en 2019 une année morose pour cause de guerre commerciale sino-américaine et de limitation des investissements chinois à l’étranger. 41 milliards de dollars d’investissements à l’étranger ont été réalisés, soit moitié moins qu’en 2018 (74), et presque le cinquième de ce qui avait été investi par les firmes chinoises à l’étranger lors du pic de 2016 (230). En ce qui concerne les Etats-Unis, la chute est vertigineuse, près de 80% pour seulement 2 milliards de dollars (source Rhodium Group LLC), dans un contexte où les Etats-Unis ont forcé la vente de certaines entreprises jugées stratégiques, par des propriétaires chinois. Concernant l’Europe, ce qui devait être le plus gros investissement chinois à l’étranger, la reprise d’Energias de Portugal (EDP) par China Three Gorges Corp pour 9 milliards d’euros a été annulée en avril.
                    Pour l’année 2020, les compagnies d’Etat devraient jouer le rôle principal dans le secteur du M&A à l’étranger, en ciblant des secteurs traditionnels comme les mines ou les infrastructures (Yuxin Shen, M&A partner au sein du cabinet d’avocat Freshfields Bruckhaus Deringer pour Reuters). Pour faire face au risque d’annulation des deals par les régulateurs, la plupart des investissements dans les pays développés concerneront à l’avenir des secteurs non stratégiques ; par ailleurs l’association d’un investisseur occidental serait à même de rassurer. Le modèle en est l’investissement réalisé par Anta Sports Products (à la tête d’un consortium d’investisseurs international comprenant également le canadien Lululemon Athelica), dans la compagnie finlandaise Amer Sports Oyj (fabricant de raquettes de tennis).
                    D’autre part, les acquéreurs chinois devraient se concentrer davantage sur les marchés asiatiques, plus prometteurs que ceux de l’Europe. Ainsi China Telecom est en négociation pour le rachat d’opérateurs philippins, en vue de constituer le troisième groupe de télécommunications du pays (5,4 milliards de dollars).
     
                    Mais c’est le marché intérieur qui devrait être le plus productif. Le secteur financier est en pleine restructuration en vue de l’accélération de son ouverture qui doit avoir lieu dans le courant de l’année ; ce mouvement devrait encore s’amplifier en 2020. Le secteur très concurrentiel du retail, qui est déjà concerné par la vente des actifs de Carrefour et de Metro AG pourrait également voir Nestlé et d’autres opérateurs étrangers quitter le marché. Mais ce marché des exiting companies est étroit et concurrentiel par nature ; il ne devrait pas pouvoir compenser la chute des investissements chinois à l’étranger.
     
     
     
    Actualités

     
  • Juillet 2020 .Le géant chinois de l'Internet Tencent a proposé une offre d'environ 2 milliards de dollars pour racheter Sogou, le second moteur de recherche en Chine. C’est Sogou, propriété de Sohu qui a annoncé dans un communiqué avoir reçu une proposition de rachat par Tencent. Tencent propose donc un prix unitaire de 9 dollars (environ 8 euros) par action dans le but d’obtenir les 60,8% du capital de Sogou. Pour l’instant Sohu est en train d’étudier l'offre.
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  • Avril 2019. Three Gorges Corp retire son OPA sur Energias de Portugal, après s’être notamment heurté aux réticences des régulateurs européens.


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    Pour des compléments d'information sur ce secteur d'activité, nous contacter : afcdcp@gmail.com
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