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L'objectif de l'Association franco-chinoise de développement commercial partagé est d'améliorer la compréhension réciproque entre Chinois et Français
et de favoriser la création de liens commerciaux durables entre les deux peuples.
Bulletins macro-économiques
Derniers chiffres parus


 
Réserves de Change à fin janvier 2019 : 3 070 milliards de dollars (-70 milliards par rapport à fin 2017).
Balance commerciale au premier trimestre 2018 : - 28,2 milliards de dollars (premier trimestre de déficit commercial depuis 2001.


 
Bilan économique des fêtes du printemps
 
            Les consomateurs chinois ont dépensé plus de 1 000 milliards de yuans (147 milliards de dollars pendant les fêtes du printemps (entre le 4 et le 10 février) soit une hausse de 8,5% par rapport à 2017. Les dépenses ont essentiellement concerné l'alimentation, les voyages et les divertissements.



 
Bilan 2018
 
           Le commerce international chinois a connu un nouveau record en 2018, avec 30 510 milliards de yuans (4 510 milliards de dollars) de biens échangés, en hausse de 9,7% sur un an, malgré la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Les exportations ont augmenté de 7,1% à 16 420 milliards de yuans pour 14 090 milliards de yuans d'importations (+12,9%). L'exécédent de la balance commerciale a donc continué de se réduire (-18,3%). On note toutefois une fin d'année bien moins bonne, avec notamment des baisses au mois de décembre (exportations : -4,4% / importations : -7,7%). Cette dégradation du commerce a été enrayée par l'approche des fêtes du printemps avec en janvier +9,9% pour les exportations et seulement -1,5% pour les importations.

            La consommation intérieure voit une baisse tendancielle de son taux de croissance à 9% (plus bas niveau depuis 15 ans) ; la raison en est la baisse de la confiance des ménages, atteinte par la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Elle est cependant le moteur économique de la Chine, loin devant les exportations, assurant 76,2% de la croissance du pays en 2018 (source : Bureau national des statistiques).

            La Chine a créé 13,6 millions d'emplois sur 2018, chiffre stable par rapport à 2017, permettant d'encaisser l'arrivée de près de 15 millions de personnes sur le marché du travail. Parmi ces nouveaux entrants, 8,34 millions sont diplômés de l'enseignement supérieur, un record, tandis que 9 millions de jeunes ont passé le Baccalauréat chinois (Gaokao). Les créations d'emplois se maintiennent à un haut niveau depuis six ans (supérieur à 13 millions d'emplois créés).

            Les Investissemens directs étrangers reçus par la Chine en 2018 sont en hausse de 0,9% par rapport à 2017, se montant à 885,61 milliards de yuans (115,56 milliards d'euros). Le cumul sur 40 ans montre l'arrivée de 14 200 milliards de yuans
d'IDE (1 850 milliards d'euros) qui auraient contribué à 10% des emplois urbains, 20% du revenu fiscal et 50% du volume commercial.


 
Bilan T2 2018

         L'économie chinoise reste stable au second trimestre 2018, avec un douzième trimestre consécutif de croissance compris entre 6,7% et 6,9%.

             L’économie a été tirée par une consommation en forte hausse au S1 2018, +9,4% par rapport au S1 2017. La consommation représente désormais 78,5% de la croissance économique du pays. Les ménages ont dépensé un total de 18 000 milliards de yuans sur six mois, soit 2 400 milliards d’euros, à mettre en relation avec les 295 milliards d’euros dépensés par les ménages français sur l’ensemble de l’année 2017. L’alimentaire (incluant tabac et alcool) a représenté 29,3% de cette consommation. Mais on constate surtout la montée en puissance des équipement audiovisuels (+11%), des équipements télécoms (+11%), des produits cosmétiques (+14%) et des dépenses de santé (+20%). De manière structurelle, on constate également l’émergence d’un nouveau mode de consommation fondé sur les services, notamment concernant le tourisme, la santé, les soins aux personnes âgées, l’éducation et la culture.



 
Bilan T1 2018
 
         L’économie chinoise a maintenu sa croissance à un rythme de 6,8% au premier trimestre de l’année 2018. Le gouvernement anticipe un deuxième trimestre sur un rythme de 6,7% (service des prévisions du Centre d’information d’Etat) car les indicateurs du mois d’avril indiquaient un ralentissement de l’économie (voir plus haut). L’objectif gouvernemental est de 6,5% sur l’année 2018. 


 
Bilan de l'année 2017

          Le PIB a connu une croissance de 6,9% en 2017 contre 6,7% en 2016, dépassant l’objectif de 6,5% fixé par le gouvernement. Cette croissance exceptionnelle a permis de créer 13 millions de nouveaux emplois sur l'année (pour un objectif de 11 millions) et le chômage dans les villes a connu un plus bas historique (cf Bilan T1/T2/T3 2017). La prévision de croissance 2018 est en baisse, compte tenu des menaces qui pèsent sur la conjoncture : la Banque mondiale anticipe 6,4% de croissance. L’objectif est de doubler le PIB 2010 d’ici 2020 pour atteindre la société de moyenne aisance. Dans cet optique, l’objectif de croissance qui sera fixé en mars, devra donc être compris entre 6,2% et 6,5% selon toute vraisemblance.
          Les principaux risques sur la croissance chinoise sont le relèvement prévu des taux d’intérêts aux Etats-Unis et la bulle immobilière qui ne cesse de croître. D’autre part, au cours de l’année 2017, la dette a augmenté plus vite que le PIB. Celle des entreprises s’établit désormais à 165% du PIB, tandis que celle des ménages a fait un bond du fait de la spéculation immobilière. Mais ce niveau élevé n’est pas inquiétant outre mesure du fait de l'exceptionnel taux d’épargne des chinois.

          Au cours de l'année, le yuan a gagné près de 6% face au dollar (la tendance s'accentuant encore en janvier 2018). Cette hausse, consécutive au relèvement des taux par la Banque Populaire de Chine, a stimulé le tourisme chinois à l'étranger et favorisé les importations. Elle a également permis à l'inflation de rester une nouvelle fois à des taux très bas, sous les 2%.

          Enfin, les conditions de vie en Chine ont continué de s'améliorer. L'objectif principal de la politique économique chinoise reste l'éradication totale de la pauvreté d'ici 2020. Selon les statistiques officielles, il restait 30 millions de personnes sous le seuil de pauvreté (3000 yuans annuels par personne) à fin 2017, et le gouvernement prévoit la sortie de 10 millions de personnes par an de la pauvreté. L'objectif a été atteint sur 2017, grâce notamment au relogement 3,4 millions de personnes et à la rénovation de 6 millions de logements urbains. D'autre part, selon les chiffres annoncés par le Président Xi lors de ses vœux de nouvelle année, la Chine compte désormais 1,35 milliards de bénéficiaires de l’assurance maladie de base et 900 millions de bénéficiaires de l’assurance vieillesse, soit une très large couverture de la population.

 

 
Etat de l'investissement sur l'année 2017
Chiffres du Ministère chinois du commerce

          Les IDE chinois à l’étranger ont subi une baisse de 29,4% en 2017 à 120 milliards de dollars, conséquence directe de la décision restrictive prise au milieu de l’année. En effet, en août 2017, le Conseil d’Etat chinois établissait une liste de secteurs interdits à l’investissement hors de Chine : immobilier, divertissement, hôtellerie, clubs de sport, pornographie, industries lourdes. Cette décision ciblait notamment les entreprises étatiques dont les investissements spéculatifs répétés ces dernières années étaient venus fortement aggraver la dette ; mais elle visait aussi à enrayer une fuite des capitaux qui s’investissaient dans la pierre à l’étranger. Désormais les IDE doivent cibler les pays des Nouvelles routes de la Soie, éviter les zones à risque et privilégier les infrastructures. Si la chute a été importante, elle n’a pas concerné uniformément tous les pays (la Grande-Bretagne a été privilégiée par rapport aux pays de l’Union européenne qui ont enregistré le plus fort déficit). Sur les deux derniers mois de l’année, il faut toutefois noter une inversion de la tendance, grâce aux secteurs des services, du commerce et au secteur manufacturier.

          A l’inverse, les investissements étrangers en Chine ont continué de progresser en 2017 (+7,9%), pour s’établir à 136 milliards de dollars. Le ministère est très satisfait de la structure de ces investissements, qui se sont portés à 20% sur le secteur des hautes technologies. D’autre part, le nombre d’entreprises qui se sont installées en Chine est encore en forte augmentation (+30%) témoignant de la stabilité de l’environnement chinois et de son dynamisme, ainsi que de la réussite de la politique d’assouplissement réglementaire.

          Après une année 2016, où les investissements chinois à l'étranger avaient atteint des niveaux records, la Chine a souhaité rediriger les flux d'argent vers le territoire national, et ses IDE vers des destinations ciblées. Elle a aussi réussi, dans le cadre de sa politique de lutte contre la dette des grands groupes étatiques, à mettre un frein à leurs investissement désordonnés et pléthoriques. C'est une mauvaise nouvelle notamment pour la France (-58%) et les Etats-Unis (-35%), dont les présidents étaient venus à tour de rôle en Chine pour réclamer davantage d'investissements chinois sur leur sol.



 
Bilan T1/T2/T3 2017
Les chiffres annoncés l'ont été dans le cadre du 19ème Congrès du PCC.

       L'objectif de croissance annuel de 6,5% sera tenu, voire dépassé et le PIB passera les 12 100 milliards de dollars. Au cours des neuf premiers mois de l'année, on constate une croissance de 6,9% en rythme annualisé, avec malgré tout un léger ralentissement au 3ème trimestre (6,8% de croissance en annualisé).

      La croissance du PIB est portée par les investissements privés, qui ont augmenté de 6% depuis le début de l'année contre 2,5% sur la même période en 2016. Ces chiffres témoignent d'un phénomène de report des investissements de 2016 sur 2017, qui dope la croissance. Les investissements privés représentent 60% du volume total des investissements d'actifs fixes de la Chine, 80% des emplois, 60% du PIB et 50% des recettes fiscales.

       Avec 3,95% de chômage dans les villes, l’emploi est à son meilleur niveau depuis 2001. Le Bureau d’Etat de la statistique annonce également 4,83% de chômeurs sur les 31 premières villes ce qui représente également un plus bas depuis 2012. Pour mémoire les niveaux précédents étaient de 4,1% environ sur 2010-2015 et 4,02% à fin 2016. Cependant, la pression reste grande, avec 15 millions de personnes par an qui vont entrer sur le marché du travail chaque année (au moins jusqu’à 2020), dont 8 millions de nouveaux diplômés. Le Ministre des ressources humaines et de la sécurité sociale, Yin Weimin a également annoncé que l’objectif de 11 millions d’emplois créés en 2017 était déjà quasiment atteint à fin septembre. De 2015 à 2020, chaque augmentation de 1% du PIB correspond à la création de 1,8 millions d’emplois.
 
      L'inflation est pour sa part restée stable, une constante depuis 2012. La conjoncture est donc toujours bonne, malgré les difficultés économiques mondiales. La croissance permet chaque année à 10 millions de personnes de sortir de la pauvreté.


 
 
 



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