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L'objectif de l'Association franco-chinoise de développement commercial partagé est d'améliorer la compréhension réciproque entre Chinois et Français
et de favoriser la création de liens commerciaux durables entre les deux peuples.
Bulletins macro-économiques
Bilan de l'année 2017

          Le PIB a connu une croissance de 6,9% en 2017 contre 6,7% en 2016, dépassant l’objectif de 6,5% fixé par le gouvernement. Cette croissance exceptionnelle a permis de créer 13 millions de nouveaux emplois sur l'année (pour un objectif de 11 millions) et le chômage dans les villes a connu un plus bas historique (cf Bilan T1/T2/T3 2017). La prévision de croissance 2018 est en baisse, compte tenu des menaces qui pèsent sur la conjoncture : la Banque mondiale anticipe 6,4% de croissance. L’objectif est de doubler le PIB 2010 d’ici 2020 pour atteindre la société de moyenne aisance. Dans cet optique, l’objectif de croissance qui sera fixé en mars, devra donc être compris entre 6,2% et 6,5% selon toute vraisemblance.
          Les principaux risques sur la croissance chinoise sont le relèvement prévu des taux d’intérêts aux Etats-Unis et la bulle immobilière qui ne cesse de croître. D’autre part, au cours de l’année 2017, la dette a augmenté plus vite que le PIB. Celle des entreprises s’établit désormais à 165% du PIB, tandis que celle des ménages a fait un bond du fait de la spéculation immobilière. Mais ce niveau élevé n’est pas inquiétant outre mesure du fait de l'exceptionnel taux d’épargne des chinois.

          Au cours de l'année, le yuan a gagné près de 6% face au dollar (la tendance s'accentuant encore en janvier 2018). Cette hausse, consécutive au relèvement des taux par la Banque Populaire de Chine, a stimulé le tourisme chinois à l'étranger et favorisé les importations. Elle a également permis à l'inflation de rester une nouvelle fois à des taux très bas, sous les 2%.

          Enfin, les conditions de vie en Chine ont continué de s'améliorer. L'objectif principal de la politique économique chinoise reste l'éradication totale de la pauvreté d'ici 2020. Selon les statistiques officielles, il restait 30 millions de personnes sous le seuil de pauvreté (3000 yuans annuels par personne) à fin 2017, et le gouvernement prévoit la sortie de 10 millions de personnes par an de la pauvreté. L'objectif a été atteint sur 2017, grâce notamment au relogement 3,4 millions de personnes et à la rénovation de 6 millions de logements urbains. D'autre part, selon les chiffres annoncés par le Président Xi lors de ses vœux de nouvelle année, la Chine compte désormais 1,35 milliards de bénéficiaires de l’assurance maladie de base et 900 millions de bénéficiaires de l’assurance vieillesse, soit une très large couverture de la population.

 

 
Etat de l'investissement sur l'année 2017
Chiffres du Ministère chinois du commerce

          Les IDE chinois à l’étranger ont subi une baisse de 29,4% en 2017 à 120 milliards de dollars, conséquence directe de la décision restrictive prise au milieu de l’année. En effet, en août 2017, le Conseil d’Etat chinois établissait une liste de secteurs interdits à l’investissement hors de Chine : immobilier, divertissement, hôtellerie, clubs de sport, pornographie, industries lourdes. Cette décision ciblait notamment les entreprises étatiques dont les investissements spéculatifs répétés ces dernières années étaient venus fortement aggraver la dette ; mais elle visait aussi à enrayer une fuite des capitaux qui s’investissaient dans la pierre à l’étranger. Désormais les IDE doivent cibler les pays des Nouvelles routes de la Soie, éviter les zones à risque et privilégier les infrastructures. Si la chute a été importante, elle n’a pas concerné uniformément tous les pays (la Grande-Bretagne a été privilégiée par rapport aux pays de l’Union européenne qui ont enregistré le plus fort déficit). Sur les deux derniers mois de l’année, il faut toutefois noter une inversion de la tendance, grâce aux secteurs des services, du commerce et au secteur manufacturier.

          A l’inverse, les investissements étrangers en Chine ont continué de progresser en 2017 (+7,9%), pour s’établir à 136 milliards de dollars. Le ministère est très satisfait de la structure de ces investissements, qui se sont portés à 20% sur le secteur des hautes technologies. D’autre part, le nombre d’entreprises qui se sont installées en Chine est encore en forte augmentation (+30%) témoignant de la stabilité de l’environnement chinois et de son dynamisme, ainsi que de la réussite de la politique d’assouplissement réglementaire.

          Après une année 2016, où les investissements chinois à l'étranger avaient atteint des niveaux records, la Chine a souhaité rediriger les flux d'argent vers le territoire national, et ses IDE vers des destinations ciblées. Elle a aussi réussi, dans le cadre de sa politique de lutte contre la dette des grands groupes étatiques, à mettre un frein à leurs investissement désordonnés et pléthoriques. C'est une mauvaise nouvelle notamment pour la France (-58%) et les Etats-Unis (-35%), dont les présidents étaient venus à tour de rôle en Chine pour réclamer davantage d'investissements chinois sur leur sol.



 
Bilan T1/T2/T3 2017
Les chiffres annoncés l'ont été dans le cadre du 19ème Congrès du PCC.

       L'objectif de croissance annuel de 6,5% sera tenu, voire dépassé et le PIB passera les 12 100 milliards de dollars. Au cours des neuf premiers mois de l'année, on constate une croissance de 6,9% en rythme annualisé, avec malgré tout un léger ralentissement au 3ème trimestre (6,8% de croissance en annualisé).

      La croissance du PIB est portée par les investissements privés, qui ont augmenté de 6% depuis le début de l'année contre 2,5% sur la même période en 2016. Ces chiffres témoignent d'un phénomène de report des investissements de 2016 sur 2017, qui dope la croissance. Les investissements privés représentent 60% du volume total des investissements d'actifs fixes de la Chine, 80% des emplois, 60% du PIB et 50% des recettes fiscales.

       Avec 3,95% de chômage dans les villes, l’emploi est à son meilleur niveau depuis 2001. Le Bureau d’Etat de la statistique annonce également 4,83% de chômeurs sur les 31 premières villes ce qui représente également un plus bas depuis 2012. Pour mémoire les niveaux précédents étaient de 4,1% environ sur 2010-2015 et 4,02% à fin 2016. Cependant, la pression reste grande, avec 15 millions de personnes par an qui vont entrer sur le marché du travail chaque année (au moins jusqu’à 2020), dont 8 millions de nouveaux diplômés. Le Ministre des ressources humaines et de la sécurité sociale, Yin Weimin a également annoncé que l’objectif de 11 millions d’emplois créés en 2017 était déjà quasiment atteint à fin septembre. De 2015 à 2020, chaque augmentation de 1% du PIB correspond à la création de 1,8 millions d’emplois.
 
      L'inflation est pour sa part restée stable, une constante depuis 2012. La conjoncture est donc toujours bonne, malgré les difficultés économiques mondiales. La croissance permet chaque année à 10 millions de personnes de sortir de la pauvreté.


 
 
 



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