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L'objectif de l'Association franco-chinoise de développement commercial partagé est d'améliorer la compréhension réciproque entre Chinois et Français
et de favoriser la création de liens commerciaux durables entre les deux peuples.

Agroalimentaire

Agriculture et agroalimentaire

Etat du marché
Source Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

          Le secteur agricole représentait 9,2% du PIB chinois en 2014, soit environ 700 milliards d’euros, (contre 35 milliards d’euros en France). La Chine dispose de 0,08 hectares de terres arables par habitant contre 0,28 en France (2014). Ce déficit de terres trouve son corolaire dans le déficit de la balance agroalimentaire chinoise, évalué à 33 milliards d’euros (62-95) en 2015, dont 1,7 milliards d’euros concernant la France. Les importations agroalimentaires françaises en provenance de Chine sont en hausse de 8,9% entre 2014 et 2015, quand le flux réciproque a crû de 56,8%. La France est le 10ème fournisseur de la Chine et la Chine est la 8ème destination pour les produits français. L’agriculture chinoise est divisée en trois secteurs géographiques, correspondants à la diversité des conditions climatiques : au centre-est et nord-est, domination du blé, du maïs et de la pomme de terre, alors qu’au sud et au sud-est, on trouve principalement du riz et des cultures tropicales ; enfin, la Chine de l’ouest, périphérique, est une terre d’élevage extensif.
 
          La demande chinoise en produits alimentaires n’a cessé de croître depuis l’ouverture, notamment du fait de l’augmentation du pouvoir d’achat. Le niveau de la production agricole chinoise a consécutivement grimpé rapidement (+40% sur les céréales) et la Chine est devenue le premier producteur mondial de blé, de riz, de pomme de terre, de porc et de volailles et le second sur le maïs. Toutefois, cette production est restée insuffisante pour couvrir les besoins chinois : 42% des huiles alimentaires doivent être importées, 50% du sucre et surtout 80% du soja, qui correspond à 45% des importations agroalimentaires chinoises en valeur, notamment en provenance du Brésil et des Etats-Unis.
          Les difficultés de la Chine à couvrir ses besoins sont d’abord causées par le morcellement des parcelles. L’essentiel de la production est assuré par 400 millions de petites exploitations familiales (0,5 hectare en moyenne) où les paysans ne sont pas présents à l’année (ils alternent avec un travail en ville). Puis la production est collectée et transformée par 100 millions d’acteurs indépendants. Pour toutes ces exploitations, les progrès sur les semences ont aidé à augmenter les rendements, mais la mécanisation est impossible. D’autre part, des ressources en eau limitées ainsi que la pollution importante des sols et des eaux grèvent encore les récoltes, malgré les mesures prises récemment.
          L’augmentation importante de la production de ces dernières années a été suscitée par la constitution d’une chaîne agro-alimentaire partant de grandes fermes étatiques ou privées, associées à des groupes de transformation et de distribution de dimension nationale mais à visée internationale (COFCO, Bright Food, Yili, Mengniu). Ainsi 30 % de la production porcine et 33% de la production laitière sont désormais de leur fait, de même qu’une partie de la production de thé. D’autre part, le fort exode rural (50% de la population vit en ville depuis 2011 et ce sera 70% en 2030) permet le remembrement et une agriculture familiale professionnelle émerge, avec des agriculteurs à plein temps, sur des surfaces plus importantes (7 hectares sur le blé par exemple).
          L’Etat a lancé en 2015 le 13ème plan (2016-2020) qui, sur la question agricole, doit accentuer la modernisation et permettre de progresser vers l’autosuffisance. L’aide d’Etat contient des subventions, des constructions d’infrastructures, un plan de remembrement, la promotion des coopératives, la mise en place de normes sanitaires et écologiques, le soutien à la recherche agricole et à la formation. Il prévoit en outre la fin des prix garantis (30 à 40% au-dessus des cours mondiaux) et le recours accru au marché mondial pour assurer la satisfaction de la demande intérieure. Compte-tenu de l’importance de la production chinoise, ces deux dernières décisions pourraient avoir un fort impact sur les marchés mondiaux.
 
          Les plus gros fournisseurs de la Chine en produits agroalimentaires sont les Etats-Unis (23%) et le Brésil (21%), mais la France est le premier fournisseur européen. L’agroalimentaire est par ailleurs le 3ème poste des exportations françaises vers la Chine : 35% de vins et spiritueux, 31% de céréales, 13% de produits laitiers, 9% de viande. Les exportations d’orges françaises ont connu une croissance exceptionnelle (+322% à 780 millions d’euros en 2015), pour la malterie et le fourrage. 87 entreprises françaises du secteur agroalimentaire sont implantées en Chine et les investissements agricoles chinois en France augmentent. Par exemple, si Yili et Mengniu ont choisi l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le lait, Health and Happiness s’est implanté dans le Calvados et Synutra dans le Finistère et la Manche. En 2006, Adisseo (alimentation animale) avait été le premier investissement chinois en France, en devenant membre du groupe Blue Star (filiale de Chemchina).



Actualités

 
  • Janvier 2018. Publication par le Conseil des Affaires d'Etat d'une circulaire initiant des « zones de démonstration agricole de haute et nouvelle technologie ». L'objectif est de faire progresser les technologies agricoles et de former d'ici 2025 des entreprises agricoles à portée internationale ; mais ces zones doivent également servir à revitalier le monde rural par une montée en gamme technologique. L'Etat fournira un soutien financier, logistique mais aussi technologique à ces zones.
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  • Janvier 2018. Nombreux accords sur les produits agroalimentaires français, obtenus à l'occasion de la viste du Président Macron en Chine. Cf : http://afcdcp.wifeo.com/visite-detat-du-president-macron-en-chine.php
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  • Novembre 2017. Accords sur le soja et le bœuf américains, conclus à l'occasion de la visite en Chine du Président Trump. Cf : http://afcdcp.wifeo.com/visite-detat-du-president-trump-en-chine.php
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  • Septembre 2017. Maïs. Le gouvernement a annoncé une stratégie de conversion du parc automobile au bioéthanol (mélange de biocarburant et d'essence traditionnelle) a base de maïs d'ici 2020. Il s'agit de faire baisser la pollution, mais également d'utiliser les stocks colossaux de maïs, amassés depuis les années 2000 et qui représentent la motié des stocks mondiaux. Mais le pays va avoir besoin de près de 50 millions de tonnes/an, ce qui devrait épuiser les réserves en cinq ans et pousser la Chine à importer par la suite jusqu'à 20 millions de tonnes par an, contre entre 2 et 5 ces dernières années. Le fournisseur américain n'est pas prêt à suivre, et il pourrait voir ses parts de marché s'éroder au profit de l'Amérique du Sud. Pour mémoire, la Chine était encore exportatrice nette de maïs en 2009, dans le cadre sa stratégie d'autosuffisance alimentaire.

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    Pour des compléments d'information sur ce secteur d'activité, nous contacter : afcdcp@gmail.com
     
     



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