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L'objectif de l'Association franco-chinoise de développement commercial partagé est d'améliorer la compréhension réciproque entre Chinois et Français
et de favoriser la création de liens commerciaux durables entre les deux peuples.

Agroalimentaire
Vins et spiritueux / Agriculture et agroalimentaire / Porc et produits porcins / Produits laitiers / Lait infantile / Céréales

Vins et spiritueux

Etat du marché à février 2019
 
                En 2021, la Chine (actuellement 5ème cons devrait remplacer le Royaume-Uni en tant que deuxième marché après les Etats-Unis. Les ventes de vin non-gazeux sont attendus en hausse de 2,65 milliards de litres en Chine en hausse de de 6% sur l’année 2018, soit en valeur 400 milliards de yuans (59 milliards de dollars, +6%). Les perspectives 2022, prévoient un volume de 3,11 milliards de litres et un montant de 467 milliards de yuans (chiffres : Euromonitor International). La marge de progression est énorme, puisque la consommation annuelle moyenne par habitant n’est que de 1,4 litre, contre 45 litres en France (Etude Vinexpo).
 
                Malgré des prévisions qui indiquent une augmentation de 8% des importations de vins globale sur 2018, celles-ci ont décliné sur la fin de l’année.
Au cours de 2018, les exportations françaises de vins et spiritueux en Chine ont baissé de 1,5% à 2,5 milliards d'euros, par rapport à 2017. Les ventes de vin français devraient continuer à se tasser face à une concurrence de plus en plus importante. Ainsi les vins australiens vont bénéficier en Chine à partir du 1er janvier 2019 (comme chaque début d’année) d’une baisse de 2,8% dans le cadre des accords de libre-échange bilatéral. Les vins du Bordelais sont les vins français les plus prisés par les chinois, et 65 millions de bouteilles sont exportées chaque année.
 

 
Agriculture et agroalimentaire

Etat du marché
Source Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

          Le secteur agricole représentait 9,2% du PIB chinois en 2014, soit environ 700 milliards d’euros, (contre 35 milliards d’euros en France). La Chine dispose de 0,08 hectares de terres arables par habitant contre 0,28 en France (2014). Ce déficit de terres trouve son corolaire dans le déficit de la balance agroalimentaire chinoise, évalué à 33 milliards d’euros (62-95) en 2015, dont 1,7 milliards d’euros concernant la France. Les importations agroalimentaires françaises en provenance de Chine sont en hausse de 8,9% entre 2014 et 2015, quand le flux réciproque a crû de 56,8%. La France est le 10ème fournisseur de la Chine et la Chine est la 8ème destination pour les produits français. L’agriculture chinoise est divisée en trois secteurs géographiques, correspondants à la diversité des conditions climatiques : au centre-est et nord-est, domination du blé, du maïs et de la pomme de terre, alors qu’au sud et au sud-est, on trouve principalement du riz et des cultures tropicales ; enfin, la Chine de l’ouest, périphérique, est une terre d’élevage extensif.
 
          La demande chinoise en produits alimentaires n’a cessé de croître depuis l’ouverture, notamment du fait de l’augmentation du pouvoir d’achat. Le niveau de la production agricole chinoise a consécutivement grimpé rapidement (+40% sur les céréales) et la Chine est devenue le premier producteur mondial de blé, de riz, de pomme de terre, de porc et de volailles et le second sur le maïs. Toutefois, cette production est restée insuffisante pour couvrir les besoins chinois : 42% des huiles alimentaires doivent être importées, 50% du sucre et surtout 80% du soja, qui correspond à 45% des importations agroalimentaires chinoises en valeur, notamment en provenance du Brésil et des Etats-Unis.
          Les difficultés de la Chine à couvrir ses besoins sont d’abord causées par le morcellement des parcelles. L’essentiel de la production est assuré par 400 millions de petites exploitations familiales (0,5 hectare en moyenne) où les paysans ne sont pas présents à l’année (ils alternent avec un travail en ville). Puis la production est collectée et transformée par 100 millions d’acteurs indépendants. Pour toutes ces exploitations, les progrès sur les semences ont aidé à augmenter les rendements, mais la mécanisation est impossible. D’autre part, des ressources en eau limitées ainsi que la pollution importante des sols et des eaux grèvent encore les récoltes, malgré les mesures prises récemment.
          L’augmentation importante de la production de ces dernières années a été suscitée par la constitution d’une chaîne agro-alimentaire partant de grandes fermes étatiques ou privées, associées à des groupes de transformation et de distribution de dimension nationale mais à visée internationale (COFCO, Bright Food, Yili, Mengniu). Ainsi 30 % de la production porcine et 33% de la production laitière sont désormais de leur fait, de même qu’une partie de la production de thé. D’autre part, le fort exode rural (50% de la population vit en ville depuis 2011 et ce sera 70% en 2030) permet le remembrement et une agriculture familiale professionnelle émerge, avec des agriculteurs à plein temps, sur des surfaces plus importantes (7 hectares sur le blé par exemple).
          L’Etat a lancé en 2015 le 13ème plan (2016-2020) qui, sur la question agricole, doit accentuer la modernisation et permettre de progresser vers l’autosuffisance. L’aide d’Etat contient des subventions, des constructions d’infrastructures, un plan de remembrement, la promotion des coopératives, la mise en place de normes sanitaires et écologiques, le soutien à la recherche agricole et à la formation. Il prévoit en outre la fin des prix garantis (30 à 40% au-dessus des cours mondiaux) et le recours accru au marché mondial pour assurer la satisfaction de la demande intérieure. Compte-tenu de l’importance de la production chinoise, ces deux dernières décisions pourraient avoir un fort impact sur les marchés mondiaux.
 
          Les plus gros fournisseurs de la Chine en produits agroalimentaires sont les Etats-Unis (23%) et le Brésil (21%), mais la France est le premier fournisseur européen. L’agroalimentaire est par ailleurs le 3ème poste des exportations françaises vers la Chine : 35% de vins et spiritueux, 31% de céréales, 13% de produits laitiers, 9% de viande. Les exportations d’orges françaises ont connu une croissance exceptionnelle (+322% à 780 millions d’euros en 2015), pour la malterie et le fourrage. 87 entreprises françaises du secteur agroalimentaire sont implantées en Chine et les investissements agricoles chinois en France augmentent. Par exemple, si Yili et Mengniu ont choisi l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour le lait, Health and Happiness s’est implanté dans le Calvados et Synutra dans le Finistère et la Manche. En 2006, Adisseo (alimentation animale) avait été le premier investissement chinois en France, en devenant membre du groupe Blue Star (filiale de Chemchina).



Actualités

 
  • Août 2018. La Chine connaît une importante épidémie de peste porcine, qui après s'être déclarée dans le Liaoning (nord-est) s'est propagée dans le sud. Le gouvernement a ordonné l'abattage de 38 000 bêtes.
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  • Janvier 2018. Publication par le Conseil des Affaires d'Etat d'une circulaire initiant des « zones de démonstration agricole de haute et nouvelle technologie ». L'objectif est de faire progresser les technologies agricoles et de former d'ici 2025 des entreprises agricoles à portée internationale ; mais ces zones doivent également servir à revitalier le monde rural par une montée en gamme technologique. L'Etat fournira un soutien financier, logistique mais aussi technologique à ces zones.
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  • Janvier 2018. Nombreux accords sur les produits agroalimentaires français, obtenus à l'occasion de la viste du Président Macron en Chine. Cf : http://afcdcp.wifeo.com/visite-detat-du-president-macron-en-chine.php
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  • Novembre 2017. Accords sur le soja et le bœuf américains, conclus à l'occasion de la visite en Chine du Président Trump. Cf : http://afcdcp.wifeo.com/visite-detat-du-president-trump-en-chine.php
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  • Septembre 2017. Maïs. Le gouvernement a annoncé une stratégie de conversion du parc automobile au bioéthanol (mélange de biocarburant et d'essence traditionnelle) a base de maïs d'ici 2020. Il s'agit de faire baisser la pollution, mais également d'utiliser les stocks colossaux de maïs, amassés depuis les années 2000 et qui représentent la motié des stocks mondiaux. Mais le pays va avoir besoin de près de 50 millions de tonnes/an, ce qui devrait épuiser les réserves en cinq ans et pousser la Chine à importer par la suite jusqu'à 20 millions de tonnes par an, contre entre 2 et 5 ces dernières années. Le fournisseur américain n'est pas prêt à suivre, et il pourrait voir ses parts de marché s'éroder au profit de l'Amérique du Sud. Pour mémoire, la Chine était encore exportatrice nette de maïs en 2009, dans le cadre sa stratégie d'autosuffisance alimentaire.

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    Porc et produits porcins
     
    Etat du marché à Janvier 2019
    Source : China Daily, European Weekly


                 La Chine élève environ 500 millions de cochons, soit près de la moitié du cheptel mondial, d'après l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Près de vingt provinces sont actuellement touchées par la fièvre porcine venue d'Afrique, ce qui fait grimper les cours mondiaux du porc. En effet, la Chine devrait importer 1,88 millions de tonnes de porc en 2019 (+7% par rapport à 2018) soit 20% du total échangé sur les marchés mondiaux (US Department of Agriculture). La fièvre porcine influe également sur les cours mondiaux du soja, principale source d'alimentation du cochon, et que la Chine continue d'importer en grande quantité, notamment en provenance des Etats-Unis. Une baisse des importations est cependant prévue pour cette céréale.


     
    Produits laitiers

    Etat du marché à septembre 2018.


    En Chine, la consommation annuelle moyenne de lait est de 14,3 litres par habitant contre 49 litres en France pour l’année 2016 (en baisse régulière depuis 15 ans).


     
    Lait infantile
    Source : Les Echos

    Etat du marché à septembre 2018

                 Le marché à triplé depuis 2010, atteignant de 18 à 20 milliards d’euros pour l’année 2017. Le lait d’importation continue d’avoir la préférence de consommateurs marqués par la crise sanitaire de 2008 : +34% en 2017 à 300 000 tonnes environ.



    Cadre réglementaire à septembre 2018.
     
                 Les usines de lait infantile doivent bénéficier d’une homologation par les autorités chinoises, de même que les différentes marques distribuées. 153 sites (dont 106 chinois) ont été homologués : pour la France seuls Sodiaal, Isigny Sainte-Mère et Synutra.



    Actualités
     
  • Septembre 2018. Lactalis. Alors que l'entreprise était sortie du marché du lait infantile après la fermeture du site de Craon (Mayenne), le rachat de la division lait infantile du Sud-Africain Aspen lui a permis de revenir dans le jeu. En effet, Aspen a autorisation de commercialiser sa marque Allula.


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    Céréales

    Etat du marché à Janvier 2019
    Source : China Daily, European Weekly

     
    Soja : La Chine devrait importer 90 millions de tonnes de soja en 2019 contre 94 millions en 2018. Cette baisse s'explique par la fièvre porcine qui décime les élevages de porcs chinois et fait chuter la demande.

    Riz : La Chine a importé 4 millions de tonnes de riz en 2017, en hausse de 13,0% par rapport à 2016, principalement du Viernam, Thaïlande, Cambodge et Birmanie (source : China National Grain and Oils Information Center).



    Actualités

     
  • Janvier 2019. Riz. Pour satisfaire la demande intérieure, la Chine autorise désormais l'importation de riz américain suite à un accord de juillet 2017 portant notamment sur les mesures sanitaires.


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    Pour des compléments d'information sur ce secteur d'activité, nous contacter : afcdcp@gmail.com
     
     



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